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La danse kalbeliya

La danse Kalbeliya, appelée également "la danse du serpent" est née au Rajasthan, dans le nord-ouest de l’Inde, dans la caste gitane des kalbeliya, ou sapera, ces nomades qui sillonnent le désert du Thar ou campent à la lisière des grandes villes.
Traditionnellement, les kalbeliyas constituent la caste des charmeurs de serpents. Ils sont encore régulièrement appelés dans les demeures pour guérir les malades piqués par les serpents et les scorpions.
À l’origine, la danse des femmes kalbeliyas était une expression collective. Les femmes de la caste pouvaient aller danser en public, à l’extérieur de la communauté, uniquement pendant les fêtes de Holi, en groupe, et lors des fêtes au sein de la caste, le visage toujours voilé du foulard “chunni”.


Femmes kalbeliya au campement gitan de Pushkar

                                Femmes kalbeliya au campement gitan de Pushkar. Photo: Véronique Guillen



La danse Kalbeliya que l’on peut voir aujourd’hui sur scène à été développée en grande partie par la célèbre danseuse gitane Gulabi Sapera.
Gulabi, où Gulabo comme on la surnomme en Inde, est celle qui a sans doute fait le plus pour la reconnaissance de ces castes dans son pays et à l’étranger... Elle est aujourd’hui renommée dans une grande partie du sous-continent ainsi que dans la diaspora comme la petite Gitane qui avait ébloui jusqu’à Rajiv Gandhi par sa danse évoquant le serpent.
Gulabi s’est inspiré des mouvements des reptiles, si importants dans sa communauté, et a su développer son propre vocabulaire artistique, faisant d’une danse collective une véritable danse de soliste et d’improvisation. Elle à su révolutionner la danse des femmes de sa communauté en en faisant une expression individuelle et une forme artistique à part entière.
En créant un langage chorégraphique original issu à la fois de son génie propre et de la tradition, elle a imposé dans le même temps, en brisant certains tabous sociaux, la représentation scénique de la danse kalbeliya.
La danse Sapera qu’on observe sur scène aujourd’hui doit beaucoup, dans sa forme actuelle, au vocabulaire chorégraphique développé par Gulabi Sapera dans sa jeunesse. Son style est ainsi apparu comme le référent identitaire pour sa caste et le public indien ou international. Par la suite, de jeunes danseuses, dont Suwa Devi que l’on peut admirer dans le film « Latcho drom » de Tony gatlif, ont suivit les traces de Gulabi et enrichit ce vocabulaire de leurs propres personnalités...

Gulabi Sapera

                                                           Gulabi Sapera. Photo: Louis Vincent



Depuis novembre 2010 la danse kalbeliya est désormais inscrite par l'Unesco sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité...
La danse Kalbeliya est une danse très expressive, sensuelle et dynamique, essentiellement basée sur l’improvisation.
La danseuse improvise en suivant la mélodie donnée par le joueur de pungi, qui lui-même réagit aux propositions chorégraphiques de la danseuse. Les percussionnistes sont également particulièrement à l’écoute de la danse et se doivent de souligner avec précision chaque accent marqué par l’improvisatrice.
La danse du serpent se caractérise tout particulièrement par les tournoiements incessants de la danseuse, qui peut tourner ainsi sur elle-même, dans une énergie rythmique proche de la transe, pendant une durée indéterminée.
La danse kalbeliya séduit toujours le public par la souplesse et la grâce de ses mouvements évoquant le serpent, son énergie incandescente et la force de son expression.

(Sources : Titi Robin)

Maria Robin et la danse kalbeliya

Maria a baigné dès son plus jeune âge dans la culture gitane rajasthani mais c'est lors de son premier voyage en Inde, vers l'adolescence, qu'elle commence à étudier la danse et les chants traditionnels kalbeliya de manière intensive.
Elle se forme depuis l'enfance auprès de son maitre Gulabi Sapera, et s'est plusieurs fois produite sur scène en Inde, à ses côtés, au sein de sa compagnie «Gulabo Sapera and party».
Elle trouve dans le langage chorégraphique de la danse kalbeliya, le parfait équilibre entre force et délicatesse, énergie et douceur, lui permettant d'exprimer au mieux sa sensibilité à travers la danse.
Maria enseigne la danse gitane du Rajasthan depuis plusieurs années à Paris et dispense des stages et Master-Classe en France et en Europe.



Danse d'inspiration rajasthani sur une musique orientale pour le festival Kalbeliya en Massilia à Marseille.



Démonstration de danse gitane du Rajasthan à Madrid pour le Gypsy Dance Fest.





Démonstration de danse kalbeliya à Rome pour La settimana delle danze orientali.


MariaMariaMaria




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